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Cas client - Passeport brésilien retrouvé après 40 ans, visa, et une société immobilière au Brésil : le parcours d'un couple néerlandais

Comment une Néerlandaise née au Brésil et adoptée à l'âge de deux ans a récupéré son passeport brésilien après quatre décennies, pendant que son mari obtenait son CPF et faisait analyser les contrats de leur future société immobilière dans le Nord-Est du Brésil.
13 mars 2026 par
Cas client - Passeport brésilien retrouvé après 40 ans, visa, et une société immobilière au Brésil : le parcours d'un couple néerlandais
Jason Aerts

Deux dossiers, une même famille

Quand le couple nous contacte à l'été 2025, leur situation est particulière. Elle est née au Brésil, adoptée par une famille néerlandaise à l'âge de deux ans, et vit aux Pays-Bas depuis 40 ans. Elle n'a plus aucun document brésilien valide : pas de passeport, pas de titre d'identité. Lui est néerlandais, entrepreneur dans le bâtiment, et cherche à obtenir un CPF pour avancer sur un projet immobilier au Brésil.

Ils ont un projet commun : s'installer au Brésil et y créer une société de gestion immobilière. Mais avant d'en arriver là, il fallait d'abord remettre les deux dossiers administratifs en ordre.

Le dossier de notre cliente : une situation qui sort du cadre standard

Pour obtenir son CPF, Nieilly a soumis la demande au consulat brésilien d'Amsterdam en indiquant la nationalité néerlandaise, ce qui est juridiquement correct, puisque notre cliente n'a plus de document brésilien valide.

Deux jours après la soumission, le consulat envoie une notification : des documents complémentaires sont demandés. L'agent avait remarqué que l'acte de naissance joint était brésilien et avait reclassifié le dossier comme celui d'une "citoyenne brésilienne", exigeant dès lors un titre d'électeur brésilien (título eleitoral) et d'autres documents qu'elle ne possède évidemment plus.

Ce n'est pas une erreur de procédure à proprement parler. C'est une réaction humaine compréhensible de la part d'un agent confronté à un dossier qu'il ne voit pas souvent : une naissance brésilienne, un passeport néerlandais, aucun document intermédiaire. Mais c'est inexact dans ce cas, et ça bloquait tout.

Nieilly a contacté directement le consulat pour réexpliquer la situation : adoption internationale dans l'enfance, résidence aux Pays-Bas depuis 40 ans, aucun document brésilien valide depuis des décennies. L'administration a revu sa position. Le CPF a été accordé le soir même.

Le pivot : du CPF au passeport brésilien

Le jour où notre cliente reçoit son CPF, notre stratégie change : si elle obtient le passeport brésilien, elle n'aura plus besoin d'un visa. Et elle a le droit de demander un passeport brésilien : elle est née au Brésil, elle a un acte de naissance brésilienne. Sa nationalité brésilienne n'a jamais été révoquée.

Ce changement de cap a transformé le dossier. Plutôt que de poursuivre une procédure de visa, on a orienté notre cliente vers l'obtention de son passeport brésilien, un chemin plus long, mais qui lui ouvrirait définitivement les portes du pays sans contrainte de durée.

La procédure du passeport : titre d'électeur, RER, et rendez-vous au consulat

Obtenir un passeport brésilien nécessite d'abord d'être enregistrée sur les listes électorales brésiliennes, c'est une condition légale. Nieilly a introduit la demande de título eleitoral directement auprès du Tribunal Supérieur Électoral brésilien. Quinze jours ouvrables plus tard : approbation. Le titre a été généré, suivi du quitação eleitoral (certificat de régularité électorale), document indispensable pour la suite.

Notre cliente est désormais électrice brésilienne, rattachée au district d'Amsterdam. Elle devra participer aux élections présidentielles brésiliennes tous les quatre ans.

Ensuite : le formulaire RER (Requerimento de Emissão de Passaporte), la photo au format brésilien, les données biographiques de ses parents biologiques brésiliens, et son ancien passeport brésilien, expiré depuis longtemps, mais retrouvé dans ses archives.

Le consulat a analysé le dossier complet et donné son accord. Nieilly a surveillé les créneaux disponibles, en cherchant spécifiquement un créneau adapté à l'agenda professionnel du couple. Le rendez-vous a été fixé en décembre 2025.

Le rendez-vous s'est déroulé sans incident. À la sortie du consulat, elle nous a envoyé un message avec son nouveau passeport brésilien entre les mains.

Quarante ans après avoir quitté le Brésil à deux ans, elle tenait son passeport.

Le dossier du mari : CPF, contrat immobilier, et société au Ceará

En parallèle, le mari, entrepreneur néerlandais dans le bâtiment, avançait sur ses propres démarches.

CPF : sa demande a été soumise au même moment que celle de son épouse, avec le même mécanisme de synchronisation de code e-consular en temps réel. Il a obtenu son CPF sans difficulté particulière.

Analyse de contrat immobilier : il avait reçu deux contrats pour l'achat d'une maison au Ceará. Il a demandé une analyse juridique. Nieilly a rendu un rapport détaillé en anglais : les points conformes, les clauses à surveiller, les risques potentiels.

Société de gestion immobilière : le couple prépare la création d'une société brésilienne de gestion immobilière au Ceará. Ils travaillent avec un avocat local pour les statuts. En décembre 2025, le premier projet de statuts arrive chez Nieilly pour relecture.

Son analyse : la structure générale est correcte, mais deux points méritent ajustement : l'absence de clause sur le pro-labore (rémunération des associés actifs, exigée par le fisc brésilien pour éviter des questions lors des contrôles), et une formulation du capital social qui peut être simplifiée en divisant les parts à 1 BRL chacune, comme le veut l'usage standard.

En janvier 2026, un second projet arrive : version révisée avec procuration pour un avocat local au Ceará. Nieilly a analysé ce document à son tour, vérifié les pouvoirs accordés, et donné son avis sur les points à clarifier avant signature.

Là où on en est

Notre cliente a son passeport brésilien depuis décembre 2025. Le couple a prévu de s'installer définitivement au Brésil en septembre 2026, date déjà fixée. En avril 2026, elle a demandé à Nieilly de lui renvoyer la liste des documents du rendez-vous au consulat : il lui en faut une copie pour les démarches d'enregistrement de leur société au Brésil.

Le mari a son CPF. Les contrats immobiliers ont été analysés. La société est en cours de constitution avec leur avocat au Ceará, accompagnée par Nieilly pour la relecture juridique des statuts.

Ce que ce cas illustre

Ce dossier illustre deux choses rarement présentes dans le même article.

La première : les situations administratives atypiques ne sont pas des blocages. Elles demandent simplement quelqu'un qui prend le temps de comprendre la situation. Une adoption internationale dans l'enfance, c'est un dossier qui sort du cadre standard du consulat. Le réflexe d'un agent est de demander des documents que la personne ne peut pas avoir. Le rôle de Nieilly a été de réexpliquer le contexte, obtenir ces documents, puis ouvrir la vraie porte : le passeport brésilien.

La seconde : un dossier qui commence par un CPF peut évoluer vers bien autre chose. Quand le mari pose une question sur deux contrats immobiliers, on fait l'analyse. Quand ils créent une société, on relit les statuts. Ce n'est pas un service supplémentaire vendu après coup, c'est la continuation naturelle d'un accompagnement qui s'adapte à ce que le client construit réellement.

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