Point de départ : partir vivre au Brésil, et préparer un projet professionnel
Quand notre cliente nous contacte au début du printemps 2025, le projet est bien défini. Elle et son mari sont luxembourgeois, tous deux à la retraite (elle a travaillé comme éducatrice au sein du Ministère de l'Éducation nationale, lui dans un autre secteur). Ils veulent passer une partie significative de leur vie au Brésil, du côté de Natal, dans le Rio Grande do Norte, où ils ont de la famille.
Leur profil pour le visa de retraite est solide : deux retraites cumulées dépassant le seuil de 2 000 USD par mois requis. La procédure est connue. Sur le papier, ça devrait aller vite.
Il a fallu six mois.
Le CPF : une demande soumise... qui n'avait jamais existé
Dès les premières semaines, la demande de CPF de notre cliente au consulat brésilien de Bruxelles patine. Elle pense avoir soumis sa demande sur le portail e-consular. Mais quand on contacte le consulat à sa place pour comprendre le blocage, la réponse est sans appel : elle est bien inscrite sur la plateforme, mais aucune demande de CPF n'a été introduite.
La demande avait été créée sans être finalisée. Ce genre de confusion sur le portail arrive régulièrement, les étapes ne sont pas toujours intuitives.
On s'est connecté directement à son compte avec ses identifiants, et Nieilly a soumis la demande correctement. Notre cliente obtient son rendez-vous au consulat pour le 17 juillet 2025 : elle en repart avec son CPF le jour même. Mais le numéro n'a pas été noté sur place. Pour pouvoir lancer la demande de visa, on en avait besoin. On l'a retrouvé via nos contacts à la police fédérale brésilienne, la même procédure que pour d'autres clients avant elle.
Les documents bancaires : le mur de la directive anti-blanchiment
Le visa de retraite exige de prouver des revenus réguliers d'au moins 2 000 USD par mois. Le couple a les retraites. Le problème est ailleurs : leur banque au Luxembourg refuse de délivrer un document au format attendu par le consulat brésilien.
La raison invoquée : une nouvelle directive européenne sur le blanchiment de capitaux interdit à la banque de produire certains types d'attestations pour des tiers étrangers. Ce n'est pas une mauvaise volonté, c'est un contexte réglementaire réel, mais peu commode.
On s'est adapté. Ce que la banque acceptait de produire : une attestation de capacité à effectuer des virements internationaux de 2 000 € par mois. Pas exactement ce que le consulat demande, mais défendable. En parallèle, nous avons fait signer et tamponner par la banque de notre cliente l'historique complet de ses transferts Wise vers le Brésil sur les trois derniers mois. Et nous avons contacté Wise directement pour obtenir une certification officielle de ces transferts.
C'est cette combinaison de documents (attestation bancaire + historique de virements certifié) que Nieilly a présentée au consulat en argumentant leur équivalence avec le document standard. Le consulat a accepté.
Deux dossiers, pas un : le mari d'abord, notre cliente ensuite
Quand il est devenu clair que le document bancaire de notre cliente serait plus long à obtenir, on a pris une décision pragmatique : lancer la demande de visa du mari en premier, avec les documents disponibles, pour ne pas retarder l'ensemble du projet. Le couple avait déjà des billets d'avion pour octobre 2025.
La demande du mari a été soumise en août 2025. Celle de notre cliente a suivi dès que ses justificatifs de virements Wise ont été prêts, soit quelques semaines plus tard.
L'assurance : la question des 365 jours consécutifs
Le visa de retraite brésilien exige une assurance santé valable au Brésil pour une durée minimale d'un an. Sur ce point, beaucoup d'assurances présentent un piège invisible : elles couvrent bien pendant un an, mais avec une limite de 90 ou 180 jours consécutifs à l'étranger. Ce n'est pas la même chose.
La première assurance présentée par notre cliente (via son assureur habituel au Luxembourg) n'était pas lisible sur ce point. On a demandé une confirmation écrite explicite : l'assurance couvre-t-elle un séjour à l'étranger de 365 jours consécutifs sans interruption ? La réponse tardait, et finalement nous avons décidé de souscrire à une autre compagnie d'assurance, recommandée via notre réseau. La conseillère a fourni par écrit la confirmation que la couverture était bien continue sur 365 jours consécutifs, le document précis que le consulat attend. Notre cliente a souscrit et envoyé la police le 1er octobre 2025.
Le rendez-vous au consulat
Le rendez-vous au consulat brésilien de Bruxelles a été fixé au 24 septembre 2025 pour notre cliente, après un premier passage du mari. Nieilly lui a préparé la liste complète des originaux à apporter : onze documents, dont le RER signé avec photo, les preuves de transferts, l'acte de naissance apostillé, le casier judiciaire traduit et le certificat de mariage.
Les frais de visa ( 110 € par personne) sont à régler sur place par carte bancaire uniquement. Ce détail pratique, qui surprend souvent, avait été anticipé.
Résultat : visa accordé.
Nous avons fait appel à Jason et Nieilly dans le cadre de notre projet au Brésil, notamment pour l’obtention de notre visa. Dès le départ, nous avions besoin d’un accompagnement fiable pour sécuriser des démarches administratives et juridiques complexes. Tout au long du processus, nous avons bénéficié d’un suivi professionnel, clair et structuré, qui nous a permis d’avancer en toute sérénité et en parfaite conformité.
La Police Fédérale au Brésil : un dernier passage obligé
Obtenir le visa au consulat n'est pas la dernière étape. Une fois au Brésil, il faut se rendre à la Police Fédérale pour l'enregistrement migratoire et l'obtention de la CRNM (Carteira de Registro Nacional Migratório) : la carte de résident temporaire, premier pas vers la résidence permanente.
On a organisé ce rendez-vous à l'avance, choisi le bureau le mieux adapté à leur calendrier, réglé les taxes administratives depuis notre compte brésilien pour éviter les complications d'un paiement depuis l'étranger, et préparé les documents nécessaires. Le passage à la Police Fédérale s'est déroulé sans incident.
Un projet entrepreneurial, et la suite
Au-delà du visa, ils avaient un projet d'activité au Brésil. On les a accompagné dans cette réflexion : quelles structures sont accessibles à un étranger, quelles sont les conditions, comment ce projet s'articule avec son statut de résident temporaire. Ce n'est pas notre cœur de métier, mais quand la question se pose naturellement dans un dossier qu'on suit depuis des mois, on répond.
Ce que ce cas illustre
Ce dossier aurait dû être simple. Deux retraites confortables, un projet clair, des gens organisés et disponibles. Ce qui a pris six mois, c'est une accumulation de micro-blocages : un CPF non finalisé sur un portail mal conçu, une banque qui invoque la réglementation européenne, une assurance dont personne ne confirme qu'elle couvre bien 365 jours consécutifs, un numéro de CPF non noté à la sortie du consulat.
Aucun de ces obstacles n'est insurmontable pris isolément. Mais chacun peut faire perdre des semaines si on ne sait pas exactement comment le contourner.
Ce qu'on a fait concrètement : se connecter au compte e-consular à sa place, retrouver le CPF via nos contacts, argumenter auprès du consulat pour faire accepter des documents bancaires non standards, identifier le bon produit d'assurance et obtenir la confirmation écrite sur les 365 jours, organiser le rendez-vous à la Police Fédérale et payer les taxes depuis notre compte. À chaque étape, une chose de moins à gérer depuis le Luxembourg.
Comme pour de nombreux investisseurs et expatriés européens, un accompagnement structuré permet de prévenir les blocages administratifs et de sécuriser chaque étape d’un projet d’installation au Brésil.
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